Note: ce texte a été rédigé suite à des attaques non fondées à l’égard du libéralisme. Ces attaques étaient avancées par un des candidats de la liste Destexhe. 
Je n’ai pas pour habitude de commenter les publications Facebook d’opposants politiques… Mais face à des telles inepties, je ne peux pas me retenir. Une chose est sûre : la plume ne crée pas la noblesse de la pensée…
Il est de nouvelle mode de se revendiquer d’un soit disant conservatisme teinté de libéralisme et de s’opposer au libéralisme social. Les détracteurs semblent n’avoir ni lu, ni entendu les discours de personnalités comme Louis Michel sur la nature intrinsèquement sociale du libéralisme. Ces discours n’ont pas pour objectif de tendre vers le socialisme mais bien de casser l’image erronée que le libéralisme est l’auteur d’une société qui veut simplement enrichir ceux qui possèdent déjà.
Revendiquer le caractère social du libéralisme, c’est simplement défendre l’idée que le développement passera uniquement par la croissance économique mais que l’économie pour l’économie n’a aucune réelle valeur ajoutée pour une société si elle n’engendre pas de progrès humain. Revendiquer le caractère social du libéralisme, c’est opposer l’excellence à l’élitisme, pour donner le droit à chacun d’aller au bout de lui-même. C’est non pas prôner l’égalité absolue, mais bien l’égalité des chances et démontrer l’importance d’un Juste État. Pour reprendre les mots de Louis Michel « La liberté sans droit, sans la justice sociale, sans une redistribution équitable, sans la justice garantie par l’État impartial, ce n’est pas la liberté ». Par conséquent, revendiquer le caractère social du libéralisme, c’est bien s’opposer au socialisme, à cette fausse solidarité qui conforte l’assistanat et qui déresponsabilise. Par ailleurs, revendiquer le caractère social du libéralisme ce n’est pas en contradiction avec les autres pans du libéralisme. C’est complémentaire.
Le libéralisme est teinté d’optimisme car il croit en l’homme, en sa capacité de créer et au progrès pour forger le monde de demain. Le libéralisme est porteur de tolérance car il accepte la différence entre les Hommes au nom de la liberté tout en étant le défenseur d’une société basée sur des valeurs intangibles car garantes de cette même liberté.
Ceux qui se revendiquent d’un conservatisme portent l’idée du statu quo, voire pire, limitent leur pensée à ce qui s’est fait hier. Le conservatisme doute souvent des idées nouvelles et porte en lui une peur du changement. Mais alors que nous vivons une troisième révolution industrielle, alors que nous devons faire face à des enjeux mondiaux comme le changement climatique, qui peut croire sincèrement qu’une vision conservatrice nous apportera les solutions nécessaires ?
Pour ma part, je suis viscéralement convaincu que nous trouverons les solutions dans l’ingéniosité de l’Homme, qui passe par la liberté de pensée et par notre capacité de nous projeter dans le futur pour développer un projet de société vertueux. C’est ainsi que nous parviendrons par exemple à intégrer dans l’économie de marché les considérations environnementales.
Enfin, leurs discours conservateurs relatent voire même instrumentalisent très souvent cette peur de perdre nos valeurs, nos références, notre héritage, qui trop souvent peuvent laisser présager une opposition à l’autre et créer des amalgames. Je veux être clair, il ne faut pas être conservateur pour défendre avec fermeté notre socle de valeurs. Mais il faut être libéral pour permettre à la société de se développer, sur base de ces mêmes valeurs, de manière vertueuse, tout en prônant la liberté et la tolérance.

Leave a Reply